Herboristerie

Lorsque j’ai voulu changer d’orientation de vie, j’ai eu envie d’apprendre à soigner avec les plantes médicinales… Ayant cotisé pendant des années, j’avais droit au financement de formations de reconversion. C’est là j’ai appris, à mon grand étonnement, que l’herboristerie est un métier interdit en France (et uniquement en France) depuis 1941.

Pour plus d’infos, voici un très bon article sur le site de REPORTERRE.

Lorsque j’ai fait les demandes de financements pour ma formation de phytothérapie, on me regardait comme si je sortais tout droit du Moyen-âge… Je me souviens de ma référente à Pole Emploi, pleine de bienveillance qui me demanda si je ne préférais pas plutôt me tourner vers un métier avec plus de « débouchés ».

Je n’ai rien lâché. J’ai réussi à me faire financer une formation de phytothérapie et d’aromathérapie. Que j’ai complété par une formation en cueillette de plantes sauvages. Mais j’ai surtout beaucoup appris avec les anciens, les amis cueilleurs, les botanistes passionnés, les herboristes « pirates » illégaux et pourtant si compétents…

Je vais continuer toute ma vie à recevoir le merveilleux enseignement du règne végétal, du monde qui m’entoure et qui enrichit tellement mon quotidien.

Je partage ces connaissances au cours des balades botaniques que j’organise dans mon village et aux alentours. J’anime également des ateliers autour de la cosmétique (au sens large pour ne pas entrer dans le sujet de la pharmaceutique) à base de plantes et de produits bio. Bien sûr, je reste ouverte (bien que complètement illégale) à toute demande de conseil en herboristerie, que ce soit pour de petits tracas du quotidien ou pour une meilleure hygiène de vie.